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Le Ministre Ndeye Sali Diop DIENG porte la voix des femmes

En marge du premier sommet africain sur les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants, la Banque Mondiale a organisé une rencontre ministérielle sur le thème

« investir dans l’autonomisation des femmes et le capital humain en tant que stratégie de développement pour la croissance ».

Madame Ndèye Sali Diop Dieng Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants a présidé la cérémonie officielle en prononçant le discours d’ouverture de la rencontre ministérielle au nom du gouvernement de la république du Sénégal.
L’objectif principal de la rencontre est de partager les expériences des pays membres du projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique au sahel (SWEDD), projet régional, multisectoriel, conçu à l’initiative de sept présidents (du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad). La Banque Mondiale a financé le SWEDD à hauteur de 295 millions de USD. Le fonds des nations unies pour la population (UNFPA) assume la coordination régionale du projet et plusieurs organismes d’experts fournissent un appui technique.

En vigueur depuis novembre 2015, il concentre sur les zones et territoires avec de multiples fragilités (prévalence élevée du mariage des enfants, des grossesses précoces, la déscolarisation des filles etc.).
La Banque Mondiale s’est engagée à améliorer leur classement sur l’indice du capital humain et à renforcer l’autonomisation des femmes. Il s’agit d’un pilier clé de la stratégie de la région Afrique de la Banque Mondiale, qui a été a approuvée en mars 2019. Au cours des réunions de printemps de la Banque Mondiale et du FMI, cette année, un plan d’activité pour le capital humain pour l’Afrique a été lancé avec un objectif ambitieux de financer des projets intégrés visant à soutenir la transition démographique dans au moins 20 pays en Afrique d’ici à 2030. Cela s’appuiera sur les priorités nationales, les activités en cours et l’action coordonnée sur mesure pour répondre aux besoins spécifiques de chaque pays.
Le Sénégal a exprimé son souhait d’adhérer à cet ambitieux projet SWEDD.

En effet, la population du Sénégal est estimée en 2018 à 15 718 856 habitants dont 49,9% d’hommes et 50,1% de femmes. Elle a connu une croissance de 2,7% entre 1976 et 1988, de 2,5% entre 1988 et 2013.
Depuis plus de 5 ans, le pays a connu des taux de croissance économique (en moyenne plus de 6% l’an) nettement au-dessus du croît démographique. La structure de la population est caractérisée par sa jeunesse, dont 60% sont âgées de moins de 25 ans et 40% ont moins de 15 ans.
Le Sénégal fait partie des pays dont le taux de fécondité est élevé. L’indice synthétique de fécondité est de 4,9 enfants par femme. La fécondité des adolescents (15-19 ans) y contribue pour 10%.

La participation du Sénégal au projet SWEDD selon madame Ndeye Sali Diop Dieng Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants ne sera que bénéfique afin d’accélérer la transition démographique et modifier les normes et pratiques néfastes qui freinent l’avancement des femmes.
La rencontre a enregistré la participation de plusieurs ministres du sahel en charges de la femme, des enfants, du plan, de l’économie etc.

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